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2019-10-22 02:18:11

A cause d’une erreur d’appréciation, treize hôpitaux d’Ile-de-France s’apprêtaient à se retrouver avec un nombre insuffisant d’internes pour pouvoir maintenir une ouverture continue des urgences pédiatriques cet hiver.

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Des internes en colère plutôt qu’une « crise sanitaire » cet hiver dans les services pédiatriques d’Ile-de-France. Entre deux maux, l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a choisi celui qu’elle jugeait être le moindre. A la surprise générale, elle a annoncé, lundi 21 octobre, en début de soirée, qu’elle relançait la procédure de choix des quelques 490 internes de médecine générale de la région pour le semestre d’hiver 2019.

A la suite d’une erreur d’appréciation des autorités sanitaires, treize hôpitaux de la grande couronne parisienne s’apprêtaient à se retrouver, à partir du 4 novembre, avec un nombre insuffisant d’internes de médecine générale pour pouvoir maintenir l’ouverture sept jours sur sept et 24 heures sur 24 de leurs urgences pédiatriques. « On aurait eu un certain nombre de services d’urgences que nous n’aurions pas pu maintenir cet hiver, on allait vers une crise sanitaire », assure au Monde Aurélien Rousseau, le directeur général de l’ARS Ile-de-France.

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Après avoir d’abord jugé qu’il était impossible de reprendre la procédure à zéro sans risquer un recours devant le tribunal administratif, l’agence sanitaire a finalement découvert lundi matin « qu’un interne avait pu choisir un poste alors qu’il avait d’ores et déjà validé ses six semestres d’internat de médecine générale », privant ainsi « mécaniquement » une autre personne de cette place. Cet incident « constitutif d’une atteinte au principe d’égalité » a donc permis, selon l’agence, « la relance de la procédure de choix » de ces internes.

« J’aurais préféré qu’on découvre cette irrégularité juridique plus tôt, reconnaît Aurélien Rousseau. Mais dès lors qu’il y avait une irrégularité, en termes de santé publique, il n’y avait pas d’autre décision à prendre que de refaire ce choix. »

Preuve du caractère inattendu de cette décision, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, qui s’est dite « extrêmement en colère » de ce ratage, avait annoncé quelques heures plus tôt sur LCP/Public Sénat que l’ARS avait fait le choix de « donner une prime de 500 euros par mois aux internes qui accepteraient d’aller travailler dans la grande couronne plutôt que dans un service dans Paris intra-muros ».

Une solution pourtant insuffisante. Au cours des jours précédents, seul un interne s’était dit prêt à changer de stage et seuls quinze à prendre des gardes, là où il en aurait fallu au moins le double. « Il n’y avait pas de bonne solution », estime M. Rousseau, reconnaissant que « vérifier chaque semaine qu’on avait les lignes de garde nécessaires », comme s’apprêtait à le faire l’ARS, « était une solution préoccupante ».


lemonde.fr François Béguin
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